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Les joies du noctilien

11 novembre 2011

Les joies du bus, la nuit.
Paris

Il est 2h. Les derniers métros sont passés. Je prends donc le bus de nuit pour me déplacer dans Paris. Le bus annoncé dans 1 min est déjà passé. Le suivant est à environ 20 minutes. La pluie est battante et sur les 200 m parcourus mes genoux sont déjà trempés. J’avance jusqu’au prochain arrêt où passent quelques autres lignes, et me réfugie sous un porche 5 minutes, le temps que le bus de l’autre ligne la plus proche arrive. À cette heure les agents qui viennent de fermer les stations rentrent aussi. Mis à part cela, le bus est vide.

Arrivé a mon changement pour le bus suivant, l’abri-bus est vide. Je comprends vite pourquoi en sentant l’odeur du marginal bedonnant avec tout ses sacs. Assis sur le banc, son ventre dépasse, laissant voir une plaie qui me rappelle celle d’une syphilitique dans « L’Appollonide » vu récemment. Je fuis me réfugier sous l’auvent d’un restaurant fermé à cette heure avant de rendre mon dîner.
Le temps que le bus arrive, celui-ci fait le tour de Paris et est bondé, une dizaines de personnes ont supportées l’odeur, je ne sais pas comment. Un mec, black, une bière à la main, entre 35 et 40 ans, dreads ou tresses épaisses d’environ 10 cm, traverse le carrefour en faisant signe au chauffeur de l’attendre, alors que les gens montent et descendent encore du bus. Il ne monte même pas, mais se contente de crier dans le bus par la porte encore ouverte des insanités sur les prochaines élections et tout le bien qu’il pense du président-non-officiellement-candidat actuel.

Le bus démarre. Je veux dire à cette fille que son maquillage a coulé en un triangle sous ses deux yeux arrivant quasiment au niveau de sa bouche d’un côté, et à peine moins de l’autre. Mais son copain est là, qu’il s’en charge. Un peu plus loin dans le bus, deux filles d’un groupe de quelques jeunes motivent les gens autour d’elles pour faire de vocalises. J’ai l’air du lion dans la jungle, terrible jungle qui m’arrive dans la tête. Ça ne manque pas, elles l’entonnent peu après. Pendant ce temps, un trentenaire, habillé comme un jeune parisien branché de 20 ans avec sa petite veste en faux cuir colorée souffle sur la vitre pour dessiner des symboles phalliques. Le bus se vide peu à peu et ces deux groupes descendent avant moi. Le bus replonge dans sa torpeur parisienne pour les quelques arrêts qu’il me reste. Je descends au feeling un arrêt avant celui dont j’étais sûr. J’y gagne 10minutes de marche.

Il est 2h50. La suite n’est pas racontée.

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From → Métro & cie., Paris

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