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Cruela dans le bus, se croit dans une limousine

4 avril 2012

Dimanche 1er Avril. Je prends le bus, accompagné. Nous sommes deux, il n’y a pas beaucoup de monde dans le bus donc nous trouvons assez facilement où nous asseoir. Ce récit conte comment nous avons réussi à nous asseoir. J’ai cru que c’était une blague, mais en fait même pas.

Certaines personnes n’ont pas saisi que dans transport en commun il y a commun, et pas uniquement transport. Certaines personnes n’ont semble-t-il pas saisi qu’il n’y a plus depuis une trentaine d’années de 1ère et 2nde classe dans les transports à Paris. D’ailleurs, je ne sais même pas si cela existait dans les bus, le cas qui nous concerne ici. En tout cas certaines personnes confondent Bus et Limousine privée

Nous dirigeant vers le fond du bus, les carrés pour 4 personnes sont les seuls où nous pourrons nous asseoir. D’un côté un couple de jeunes qui rirons avec nous du comique de la situation. De l’autre une vieille dame seule, donc un plus de place semble-t-il.
Ah ! mais non en fait ! Des quatre places, aucune n’est libre. À sa gauche, son sac à main est ostensiblement posé pour occuper le maximum d’espace. Sur les deux places en face d’elle c’est son long manteau en laine marron clair qui occupe les deux places. Nous arrivons, avec l’intention de nous y installer. Elle ne bouge pas d’un iota et fait mine de ne pas nous voir, déplaçant dans un miroir de poche les mèches de cheveux grises qui forment sa frange affinée par de longues années d’aigreur.
Faisant d’abord mine de pousser son manteau elle se décide à le déplacer. D’abord pour libérer une place. Puis dans un soupir d’exaspération, une deuxième avec une mauvaise volonté digne d’un gamin de 5 ans ne voulant pas finir ses haricots. Mon amie se pose à côté de moi, en face de l’énergumène en question. Et la voilà qui se fait engueuler, car elle tient à mettre ses pieds sur la barre sous le siège en face d’elle. D’un mesquin «mes jambes me font mal» sans aucune formule de politesse, je la vois asséner un coup de pied en tentant d’accéder à la dite barre. 
Je pense comprendre pourquoi elle avait subitement mal aux jambes, au point de vouloir soudainement marquer son territoire et mettre ses pieds sur cette fameuse barre : elle trouvait décidément casse-pied et totalement outrageux que nous puissions vouloir nous asseoir. Cette personne âgée, 70 ans bien sonnés ou mal conservée, en pleine forme physique au vu du pas leste avec lequel elle s’est mise à courir sur le point de manquer son arrêt, ne semblait pas avoir les jambes si douloureuses en fin de compte.
Je crois que même les pires fashionistas croisées dans le métro ne passaient pas autant de temps à se recoiffer la frange. Je n’ai de plus pas pu m’empêcher de penser à Cruela, la méchante dans les 101 Dalmatiens, à la vue du far à paupière noir largement appliqué et au style squelettique de la dame en question.
Cruela s'en va !
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From → Métro & cie., Paris

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